📘 II-A-2 — L’œuvre d’art à l’ère de la reproductibilité technique
📐 Walter Benjamin — L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique (1936)
Ce qui a toujours caractérisé l’œuvre d’art est son authenticité : elle est un objet physique unique, situé en un lieu et un temps précis (hic et nunc).
La reproduction technique (photographie, impression, sérigraphie) ruine cette authenticité :
« [À] l’époque de la reproductibilité technique, ce qui dépérit dans l’œuvre d’art, c’est son aura. »
📐 L’aura et sa perte
L’aura désigne ce caractère unique et singulier de l’original : sa présence dans l’espace et le temps, son authenticité.
La reproduction permet d’avoir l’œuvre à domicile et la rapproche du spectateur. En s’intégrant à la culture de masse, l’œuvre est désacralisée.
Exemple : l’œuvre d’Andy Warhol (Marilyn Monroe, Campbell’s Soup) utilise la sérigraphie pour reproduire des images par dizaines, questionnant l’unicité et l’originalité.
💡 À retenir
• Aura = caractère unique et authentique de l’original.
• La reproductibilité technique détruit l’aura et désacralise l’œuvre.
• Benjamin : la culture de masse démocratise l’art mais en réduit la singularité.