📘 II-A — La foi dans le progrès et ses limites
📐 Le mythe du progrès
La modernité (XVIIIe-XXe siècles) a foi dans un progrès technique indéfini : chaque invention résout un problème et ouvre de nouvelles possibilités. Cette foi est devenue une quasi-religion.
📐 Un projet narcissique
Sigmund Freud et d’autres ont analysé la technique comme une manifestation du désir humain de puissance — un projet narcissique : l’homme cherche à se substituer à Dieu en devenant omnipotent.
La technique prolonge le corps mais finit par créer une dépendance : les hommes modernes ne savent plus se passer de l’électricité, d’internet, de l’automobile.
📐 Heidegger : la technique comme arraisonnement
Martin Heidegger (La Question de la technique, 1954) critique la technique moderne : elle ne se contente plus de transformer la nature, elle l’arraisonne — impose une vision de tout comme « fonds » (ressource disponible et exploitable).
💡 À retenir
• La modernité croit au progrès technique comme solution universelle.
• Freud : narcissisme technologique — désir de toute-puissance.
• Heidegger : la technique moderne arraisonne la nature, transforme tout en ressource.