📘 II-B — La finalité de la nature selon Aristote
📐 La phusis et le finalisme
Pour Aristote, la nature (phusis) n’est pas un mécanisme aveugle : elle obéit à une finalité interne. Chaque être naturel tend vers sa perfection propre — la graine tend à devenir arbre, l’enfant à devenir adulte.
Aristote distingue dans tout être naturel :
- La matière (hylé) : ce dont l’être est fait.
- La forme (morphé) : ce que l’être est (son essence).
La nature est la cause finale : elle explique pourquoi les êtres tendent vers leur forme achevée.
📐 L’existence du hasard dans la nature
Aristote reconnaît cependant que la nature connaît des « ratés » — des naissances monstrueuses, des organismes difformes. Le hasard existe mais il est l’exception, la finalité est la règle.
💡 À retenir
• Aristote : finalisme = chaque être naturel tend vers sa perfection (sa forme accomplie).
• Nature = matière + forme. La forme est la cause finale de la nature.
• Le hasard existe mais la finalité est première dans la nature.