📘 II — Le pouvoir monarchique face aux guerres de religion
La réforme protestante (Luther, 1517) se propage rapidement en France. L’« affaire des placards » (1534) marque un tournant : François Ier réprime sévèrement les protestants. La « Chambre ardente » (1547) condamne les hérétiques au bûcher.
Les guerres de religion (1562–1598) opposent catholiques et protestants français. Apogée : le massacre de la Saint-Barthélemy (août 1572) — des milliers de huguenots massacrés à Paris lors du mariage d’Henri de Navarre.

L’édit de Nantes (1598, Henri IV) : accorde aux protestants la liberté de culte sous conditions et des places fortes. Révoqué par Louis XIV en 1685 (dragonnades contre les protestants récalcitrants).
La guerre professionnalise l’armée et justifie une administration et des impôts renforcés (jusqu’à 70 % du budget de la monarchie en temps de conflit).