Agents pathogènes et maladies vectorielles — Seconde

📘 La propagation des maladies infectieuses

La propagation d’une maladie infectieuse nécessite le transfert de l’agent pathogène d’un hôte à un autre. Ce transfert peut être direct (VIH) ou passer par un vecteur biologique (paludisme). La propagation peut rester localisée (endémie) ou s’étendre jusqu’à la pandémie. Les porteurs sains et les réservoirs jouent un rôle essentiel.


📐 Propagation du sida : transfert direct entre hôtes

La transmission du VIH entre humains se fait :

Par voie sexuelle (99 % des nouvelles contaminations en France) : le sperme, le liquide séminal et les sécrétions vaginales contiennent des particules virales.
Par voie sanguine : échange de seringues contaminées (usagers de drogues).
De la mère à l’enfant : lors de l’accouchement ou de l’allaitement.

Carte mondiale de la prévalence du VIH/sida en 2018 : zones de forte prévalence en rouge (Afrique subsaharienne, avec 25 millions de personnes vivant avec le VIH), zones de prévalence modérée en orange (Amérique du Nord, Europe), zones de faible prévalence en jaune. La carte illustre le caractère pandémique du sida, présent sur tous les continents
Carte mondiale de la pandémie du VIH/sida en 2018 : touche tous les continents

Chronologie de l’épidémie de sida :
1981 : premiers cas aux États-Unis → début de l’épidémie.
1982 : le syndrome est nommé « sida ».
1983 : identification du virus VIH.
2002 : déclaration de pandémie du sida.


📐 Propagation du paludisme : transfert par un vecteur biologique

Le paludisme est l’une des plus vieilles maladies de l’humanité (décrit dans des papyrus égyptiens, associé aux terrains marécageux dès l’Antiquité).

Repères historiques :
1880 : A. Laveran découvre Plasmodium comme agent responsable.
1895 : Ronald Ross démontre la transmission par piqûre de moustiques.
• Bassianelli et Grassi identifient que seuls les anophèles assurent la transmission.

Carte mondiale de la distribution du paludisme en 2018 : zones d'endémie palustre en rouge-orange (Afrique subsaharienne, Asie du Sud-Est, Amérique centrale et Amérique du Sud équatoriale), zones sans paludisme en blanc. La carte montre que la distribution du paludisme coïncide avec celle des moustiques anophèles dans les zones tropicales et équatoriales
Distribution mondiale du paludisme : endémique dans les zones tropicales et équatoriales chaudes et humides

Le paludisme est une maladie endémique dans les régions équatoriales chaudes et humides (moustiques présents toute l’année).


📐 Définitions clés de la propagation des maladies

Terme Définition Exemple
Épidémie Augmentation du nombre de cas d’une maladie dans une région donnée Sida en 1981 aux USA
Pandémie Épidémie touchant un grand nombre de personnes sur un territoire très étendu (voire mondial) Pandémie du sida (depuis 2002)
Endémie Maladie habituellement présente dans une région, liée à la présence du réservoir ou du vecteur Paludisme en Afrique subsaharienne
Porteur sain Individu infecté par un agent pathogène mais sans symptômes → contribue à la propagation Personne contaminée par VIH asymptomatique
Réservoir de pathogènes Entité (êtres vivants, air, eau) où l’agent pathogène se maintient Humains porteurs du VIH

📐 Impact du changement climatique sur la propagation du paludisme

Selon l’ONU, le changement climatique pourrait :
• Transformer des rivières en mares → sites de reproduction des moustiques.
• Étendre la zone de présence des anophèles vers des régions tempérées.
→ Risque d’apparition ou réapparition du paludisme dans des régions où il n’existe pas actuellement.


💡 À retenir

• Propagation directe : VIH (voie sexuelle, sanguine, mère-enfant).
• Propagation vectorielle : paludisme (moustique anophèle).
• Épidémie → endémie → pandémie selon l’extension géographique.
• Porteurs sains : sans symptômes mais propagent la maladie.
• Changement climatique → extension possible des zones d’endémie palustre.

Agent Tom
Bonjour ! Je suis Tom, votre assistant virtuel. Comment puis-je vous aider aujourd'hui ?