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Introduction : identifier, protéger et valoriser le patrimoine — Géopolitique Terminale

📘 Vers une internationalisation du patrimoine

Le XXe siècle voit le patrimoine s’internationaliser. La menace du temple d’Abou Simbel (1959) déclenche la prise de conscience d’un « patrimoine mondial ». La convention Unesco de 1972 crée le cadre juridique international. En 2019 : 1 121 sites inscrits. Mais la patrimonialisation reste inégalement répartie (surreprésentation de l’Europe) et ses critères posent la question d’un universalisme occidental.


📐 L’internationalisation

• 1959 : temple d’Abou Simbel (Égypte) menacé par le barrage d’Assouan → mobilisation internationale → déplacement du temple.
• Charte de Venise (1964) : Conseil international des monuments et des sites.
Convention du patrimoine mondial culturel et naturel (1972, Unesco) : inventaire du patrimoine mondial.

Schéma de la diversification de la notion de patrimoine au XXe siècle : trois voies d'extension. (1) Des paysages ruraux à l'urbain : création de parcs nationaux (Yellowstone 1872), extension aux quartiers historiques (loi Malraux, ex. quartier du Marais à Paris). (2) Du matériel à l'immatériel : Convention Unesco 2003, 400 pratiques culturelles inscrites (pizzaïolo napolitain, ballet cambodgien). (3) De l'ancien au plus récent : Brasilia (1956-1960, inscrite 1987), Le Havre reconstruit (valorisé 2005).
3 voies d’extension de la patrimonialisation : urbain, immatériel, récent

3 voies d’extension :

Voie Exemples
Paysages ruraux → urbain Parcs nationaux (Yellowstone 1872) ; loi Malraux → quartier du Marais à Paris
Matériel → immatériel (convention 2003) Art du pizzaïolo napolitain (2017) ; ballet royal du Cambodge (2008) ; 400 pratiques inscrites
Ancien → plus récent Brasilia (construite 1956-60, inscrite 1987) ; Le Havre reconstruit (valorisé 2005)

En 2019 : 1 121 biens inscrits + 549 éléments du patrimoine immatériel.
869 sites culturels ; 213 sites naturels ; 39 sites mixtes.


📐 Les limites de la patrimonialisation universelle

Carte mondiale de la répartition des sites du patrimoine mondial de l'Unesco en 2019 : forte surreprésentation de l'Europe et de l'Amérique du Nord (qui concentrent plus de 50 % des sites pour moins de 20 % de la superficie terrestre), sous-représentation de l'Afrique (8 % des sites pour 22 % de la surface). L'Asie-Pacifique (36 États) présente 24 % des sites, l'Afrique (35 États) seulement 8 %. Inégalités importantes entre les régions.
Répartition inégale des sites Unesco : surreprésentation Europe/Amérique du Nord ; sous-représentation Afrique (8 %)

• Surreprésentation de l’Europe et de l’Amérique du Nord. L’Afrique (35 États) = seulement 8 % des sites.
• Critères occidentaux ? : tatouage polynésien (interdit par missionnaires 1820-1920 → « rupture » dans la pratique). Authenticité : emplacement (Japon) vs matériau (Occident).
• Patrimonialisation universelle quasi impossible : critères liés à la conception identitaire et culturelle occidentale.


💡 À retenir

• Convention Unesco (1972) : inventaire mondial. En 2019 : 1 121 biens + 549 immatériels.
• Convention immatériel (2003) : pizzaïolo napolitain, ballet cambodgien…
• Répartition inégale : Europe surreprésentée, Afrique = 8 % malgré 35 États.
• Critères de patrimonialisation = souvent occidentaux → impossibilité d’une patrimonialisation vraiment universelle.

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