📘 III — Protection des milieux et gestion des risques en France
📐 Des politiques de protection de l’environnement
• Depuis les années 1960 : législation réglementant l’usage de certains espaces → droit à l’environnement.
• 2005 : Charte de l’environnement intégrée à la Constitution de la Ve République.
• France signataire de la convention de Ramsar (zones humides, 48 sites classés : Camargue, baie de Somme…).
• COP21 (Paris, décembre 2015) : accord international pour limiter le réchauffement à +2°C d’ici 2100.
• Loi de transition énergétique de 2015.
📐 La création d’aires protégées
• 11 parcs nationaux (dont 3 en outre-mer), couvrant ~8 % du territoire national. Premier parc : Vanoise (1963).
• Structure des parcs : zone cœur (réglementation stricte, réserves intégrales) + aire d’adhésion (communes signataires d’une charte pour 15 ans).
• Critiques : associations écologistes (trop petite superficie), élus locaux et acteurs économiques (trop contraignant). Ex. : 2015, 26 communes sur 28 du parc de la Vanoise refusent de renouveler leur adhésion.
📐 La gestion des risques
Trois axes :
1. Connaissance : cartographie des zones à risques, PPR (Plan de prévention des risques) annexé au PLU de chaque commune, vigilance météorologique de Météo-France (9 phénomènes, 4 niveaux).
2. Prévention : digues, bassins de rétention, normes de construction, expropriation des zones dangereuses, campagnes de sensibilisation (ex. : incendies en milieu méditerranéen).
3. Gestion des secours : Plan communal de sauvegarde (maire), Plan ORSEC (préfet, coordination des secours).
Limites : culture du risque insuffisante, manque de transparence des autorités (nucléaire), arbitrages économiques primant parfois sur la sécurité (17,5 % des logements construits en 2010-2017 en PACA situés en zone inondable).
💡 À retenir
• La France dispose d’un cadre juridique solide pour la protection de l’environnement et la gestion des risques.
• Les parcs nationaux illustrent les tensions entre protection de l’environnement et développement économique local.
• La gestion des risques reste inégale sur le territoire, et la culture du risque doit progresser.