Exercice 4 — Problème de synthèse type Baccalauréat
Contexte
On souhaite comprendre les mécanismes biologiques et les facteurs qui gouvernent la sexualité humaine. Pour cela, on dispose des informations suivantes :
Document 1 : Des études d’imagerie cérébrale montrent que lors d’une activité sexuelle, plusieurs zones du cerveau sont activées : le cortex cérébral, l’aire tegmentale ventrale, le noyau accumbens et le gyrus cingulaire. La dopamine est libérée en grande quantité dans ces circuits.
Document 2 : Des observations sur des patients ayant subi une lésion du cortex préfrontal (partie avant du cortex cérébral) montrent parfois des comportements sexuels désinhibés et inappropriés, que la personne ne peut pas contrôler.
Document 3 : Une étude compare le comportement sexuel de rongeurs et d’humains en absence de testostérone :
| Espèce | Comportement sexuel sans testostérone |
|---|---|
| Rongeurs (après castration) | Aboli en 15 semaines dans 100 % des cas |
| Êtres humains (sans traitement) | Partiellement maintenu (érections dans 20 % des cas) |
1) À partir du document 1, décrire le circuit neurobiologique du plaisir sexuel. Quel rôle joue la dopamine dans ce circuit ?
2) À partir du document 2, expliquer quel rôle joue le cortex préfrontal dans le contrôle du comportement sexuel. En quoi cela illustre-t-il la complexité de la sexualité humaine ?
3) À partir du document 3, comparer le rôle de la testostérone dans la sexualité des rongeurs et des humains. Quelle conclusion peut-on tirer ?
4) En intégrant les informations des trois documents, expliquer pourquoi la sexualité humaine ne peut pas être réduite à un simple mécanisme biologique hormonal.
5) Une personne biologique masculine se sent femme et est attirée par des hommes. Identifier et analyser l’identité sexuelle et l’orientation sexuelle de cette personne, en utilisant les notions du cours.
6) En une synthèse de 10 à 15 lignes, expliquer les mécanismes biologiques du plaisir sexuel et la complexité de la sexualité humaine, en faisant référence au système de récompense, au rôle des hormones, du cortex cérébral, et aux notions d’identité et d’orientation sexuelles.