Hormones et procréation humaine — Seconde

📘 La contraception hormonale féminine et la contragestion

Plusieurs méthodes de contraception hormonale féminine existent : la pilule régulière (qui supprime le pic de LH → pas d’ovulation), la contraception d’urgence (lévonorgestrel → blocage de l’ovulation) et la contragestion médicamenteuse (mifépristone → arrêt de la grossesse débutante). Ces méthodes ne protègent pas contre les IST.


📐 La pilule régulière (contraception continue)

La pilule œstroprogestative doit être prise quotidiennement. Elle contient des hormones exogènes de synthèse qui :

Leurrent le complexe hypothalamo-hypophysaire : celui-ci « croit » que les taux d’hormones sont déjà élevés.
• La production de FSH et LH diminue → pas de pic de LHpas d’ovulation.
• Les ovaires sont mis « au repos ».

Graphique comparant l'évolution de la teneur sanguine en hormones hypophysaires (FSH et LH) lors d'un cycle sans pilule versus avec pilule : sans pilule, on observe un pic de LH vers le 14e jour déclenchant l'ovulation ; avec pilule, les taux de FSH et LH restent très bas et constants, le pic de LH disparaît, et l'ovulation n'a pas lieu
Avec pilule : taux de FSH et LH bas et stables → pas de pic de LH → pas d’ovulation

📐 La contraception d’urgence (pilule du lendemain)

Elle permet d’éviter une grossesse après un rapport sexuel non ou mal protégé.

Principe du lévonorgestrel (hormone de synthèse contenue dans la pilule du lendemain) :
• Structure proche de la progestérone → exerce un rétrocontrôle négatif sur le complexe.
• Empêche le pic de LH → pas d’ovulation.
• S’oppose également à la remontée des spermatozoïdes du vagin vers l’utérus.


📐 La contragestion médicamenteuse

Contragestion : méthode qui empêche l’implantation de l’embryon dans la muqueuse utérine (différente de la contraception qui empêche la fécondation).

La mifépristone (RU486) est une pilule abortive utilisée dans le cadre de l’IVG médicamenteuse (jusqu’à 7 semaines après les dernières règles) :
• Structure proche de la progestérone.
• Empêche l’action de la progestérone.
• Provoque les règles → interrompt le début de la grossesse.

📌 En France, l’IVG est légale jusqu’à 14 semaines après la fin des dernières règles.


📐 Tableau comparatif des méthodes de contraception hormonale féminine

Méthode Mode d’action Moment d’utilisation
Pilule régulière (œstroprogestative) Hormones exogènes → leurent le complexe → pas de pic de LH → pas d’ovulation En continu (quotidiennement)
Contraception d’urgence (lévonorgestrel) Proche de la progestérone → rétrocontrôle négatif → pas de pic de LH → pas d’ovulation Après un rapport non protégé
Contragestion (mifépristone/RU486) Proche de la progestérone → bloque son action → provoque les règles → arrêt de grossesse Début de grossesse (IVG, jusqu’à 7 semaines)

📐 Protection contre les IST

⚠️ Les méthodes contraceptives hormonales ne protègent pas contre les infections sexuellement transmissibles (IST).

Quelques données :
• En 2018, environ 6 200 personnes ont découvert leur séropositivité au VIH en France.
• En 2016, près de 50 000 cas d’infection à gonocoque (gonorrhée) en France ; les 15-24 ans sont les plus touchés.
• Le papillomavirus (HPV) peut provoquer des cancers (notamment du col de l’utérus). Un vaccin est recommandé entre 11 et 14 ans, pour les filles ET les garçons.

→ Le préservatif, correctement utilisé, assure à la fois une contraception efficace ET une protection contre les IST.


💡 À retenir

• Pilule régulière : leurre le complexe → pas de pic de LH → pas d’ovulation.
• Pilule du lendemain (lévonorgestrel) : proche de la progestérone → inhibe le pic de LH.
• Contragestion (RU486) : bloque la progestérone → arrêt de grossesse débutante.
• Contraception hormonale ≠ protection contre les IST → préservatif indispensable.

Agent Tom
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