📘 II-B — La science, l’éthique et les limites du progrès scientifique
📐 La valeur de la science
La science produit des connaissances objectives (indépendantes des préférences subjectives) et permet le progrès technique. Mais elle ne dit rien des valeurs : elle peut expliquer comment fabriquer une bombe, pas s’il faut la fabriquer.
Max Weber distingue :
• Jugement de fait : ce que la science peut établir (ex. « le tabac augmente le risque de cancer »).
• Jugement de valeur : ce que la science ne peut pas trancher (ex. « faut-il interdire le tabac ? »).
📐 Les questions éthiques posées par la science contemporaine
- Le génie génétique et l’édition du génome humain (CRISPR-Cas9).
- L’intelligence artificielle et ses conséquences sur l’emploi et la vie privée.
- La climatologie et la responsabilité face au changement climatique.
Hans Jonas (Le Principe responsabilité, 1979) : face aux technologies puissantes, l’éthique de la responsabilité impose d’agir avec précaution — « agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d’une vie humaine authentique ».
💡 À retenir
• La science est factuelle, pas normative : elle ne tranche pas les questions de valeur.
• Weber : jugements de fait (science) ≠ jugements de valeur (éthique).
• Jonas : principe de responsabilité face aux nouvelles technologies.