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Le changement climatique : approches historique et géopolitique — Géopolitique Terminale

📘 La gouvernance climatique internationale et ses obstacles

En 40 ans, une gouvernance climatique mondiale s’est progressivement construite : Rio (1992), protocole de Kyoto (1997), accord de Paris (2015). Mais les intérêts économiques des grandes puissances freinent son application : les États-Unis refusent Kyoto (1997) et sortent de l’accord de Paris (2017). Moins de 10 % des États respectent les objectifs.


📐 La mise en place d’une coopération internationale

Frise chronologique de la mise en place de la gouvernance climatique internationale : 1972 — 1ère Conférence de l'ONU sur l'environnement (Stockholm) + rapport Meadows. 1979 — 1ère conférence mondiale sur le climat. 1988 — création du GIEC. 1992 — Sommet de la Terre de Rio (178 États, CCNUCC). 1997 — COP3, protocole de Kyoto (réduction GES de 5,2 % pour les pays industrialisés, entré en vigueur 2005). 2015 — COP21, accord de Paris (195 États, +2 °C, 100 Md$/an aux PMA).
Chronologie de la gouvernance climatique : 1972 (Stockholm) → GIEC (1988) → Rio (1992) → Kyoto (1997) → Paris (2015)

• 1972 : 1ère Conférence de l’ONU sur l’environnement (Stockholm). 1979 : 1ère conférence mondiale sur le climat.
GIEC (1988) : coopération scientifiques + gouvernants → rapports de référence.
Rio (1992) : 178 États → Convention-cadre de l’ONU sur les changements climatiques (CCNUCC). Principes : responsabilité commune mais différenciée ; rôle des ONG.
Protocole de Kyoto (COP3, 1997) : réduction des GES de 5,2 % entre 2008 et 2012 (par rapport à 1990) pour les pays industrialisés. Entré en vigueur 2005, ratifié par 195 États.
Accord de Paris (COP21, 2015) : universel + différencié. Limite +2 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Aide de 100 Md $/an aux PMA à partir de 2020.


📐 Les obstacles à la coopération internationale

Schéma des obstacles à la gouvernance climatique mondiale : (1) intérêts économiques des grandes puissances (États-Unis refusent Kyoto 1997, sortent accord de Paris 2017 ; Canada sort Kyoto 2011 ; Russie, Australie sortent accord Paris 2018) ; (2) dilemme des puissances émergentes (Chine, Inde : fortes émissions de GES mais forte croissance économique) ; (3) vulnérabilité des PMA (zones à risques, fragilité économique, pays insulaires) ; (4) absence de sanctions en cas de non-respect des accords.
Obstacles à la coopération climatique : intérêts économiques des grandes puissances + dilemme émergents + absence de sanctions

États-Unis : refusent Kyoto dès 1997 (résolution Byrd-Hagel). Sortent de l’accord de Paris en 2017 (Trump). Biden réintègre l’accord de Paris (2021).
• Canada : sort du protocole de Kyoto en 2011. Russie et Australie : sortent accord de Paris en 2018.
• Enjeux différents :
— États riches : changer mode de production et consommation.
— Puissances émergentes (Chine, Inde) : dilemme entre croissance économique (émissions +) et conséquences du réchauffement.
— PMA : zones à risques, fragilité économique → situation tragique pour pays insulaires ou littoraux.
• Limites majeures : absence de sanctions + lenteur d’application (contrôle prévu en 2025 seulement).
Moins de 10 % des États signataires de l’accord de Paris respectent les objectifs.
• Prévision 2017 : si accord non appliqué → +3 à +3,2 °C à la fin du siècle, voire +5,5 °C.
Greta Thunberg (ONU, 23 septembre 2019) : symbole de la mobilisation de la jeunesse mondiale face à l’inaction politique.


💡 À retenir

• GIEC (1988) → Rio (1992, 178 États, CCNUCC) → Kyoto (1997, -5,2 % GES) → Paris (2015, 195 États, +2 °C, 100 Md$ pour PMA).
• États-Unis : refusent Kyoto (1997), sortent accord de Paris (2017) → mauvais élève majeur.
• <10 % des États respectent les objectifs. Absence de sanctions = faiblesse structurelle.
• Contradiction : gouvernance internationale de l’ONU ↔ intérêts économiques des grandes puissances (pétrole, charbon).

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