📘 III-B — Le devoir moral et la libération des déterminismes
📐 Sartre — l’existence précède l’essence
Pour Sartre (L’Être et le Néant, 1943 ; conférence L’Existentialisme est un humanisme, 1945), l’homme n’a pas de nature déterminée à l’avance : il se définit par ses actes.
L’homme est « condamné à être libre » : il ne peut pas se justifier par :
- ses origines (hérédité, milieu social),
- ses passions (« je n’ai pas pu m’en empêcher »),
- l’obéissance aux ordres (mauvaise foi).
📐 La responsabilité totale
Chaque acte est un choix — même l’inaction est un choix. Le devoir moral consiste à assumer pleinement cette responsabilité, sans se réfugier derrière les déterminismes.
Contre la mauvaise foi (se mentir à soi-même en niant sa liberté), Sartre prône l’authenticité : assumer sa liberté et les conséquences de ses choix.
💡 À retenir
• Sartre : l’homme est « condamné à être libre » — aucun déterminisme ne l’excuse.
• Mauvaise foi = se mentir en niant sa liberté. Authenticité = assumer ses choix.
• Le devoir moral = exercer sa liberté avec responsabilité totale.