Érosion et activité humaine — Seconde

✅ Corrigé détaillé — Exercice 3

Partie A

1) • Mesure de protection : vise à réduire l’impact potentiel d’un aléa sur les enjeux, afin d’en réduire le risque global. Elle agit directement sur l’aléa pour en diminuer les effets.
Mesure de prévention : vise à anticiper un aléa et ses impacts afin de réduire le risque global. Elle agit sur les enjeux en évitant d’exposer des populations et des biens à l’aléa.
Différence principale : la protection cherche à combattre ou atténuer l’aléa ; la prévention cherche à réduire l’exposition des enjeux à l’aléa.

2) Exemples :
Mesures de protection : installation de pare-vagues (brise-lames) ; construction d’enrochements au pied d’une falaise ; rechargement artificiel des plages en sable.
Mesures de prévention : PPRL (Plan de prévention des risques littoraux) interdisant de construire dans les zones à risque ; évacuation préventive des habitations menacées.

3) Un Plan de prévention des risques littoraux (PPRL) est un document réglementaire qui délimite les zones exposées à un risque littoral (érosion, submersion) et réglemente l’urbanisme dans ces zones. Son rôle principal est d’interdire ou de limiter les constructions dans les zones à risques afin d’éviter d’exposer de nouvelles populations et de nouveaux biens à l’aléa côtier.

4) Classification des actions :
a) Installation de brise-lames → Mesure de protection (agit sur l’aléa).
b) Interdiction de construire à moins de 100 m d’une falaise → Mesure de prévention (agit sur l’enjeu).
c) Rechargement artificiel d’une plage → Mesure de protection (tente de compenser l’érosion).
d) Classement en zone rouge inconstructible dans le PPRL → Mesure de prévention (agit sur l’enjeu).
e) Construction d’une digue de protection → Mesure de protection (agit sur l’aléa).

Partie B

5) • Aléa : le recul de la falaise calcaire à raison de 1 mètre par an sous l’effet de l’érosion marine.
Enjeu : les 2 000 habitants de la commune et les maisons situées en bord de falaise.
Conclusion : il y a bien un risque géologique car l’aléa (recul de la falaise) menace directement les enjeux (habitations et population). Le risque est d’autant plus concret que plusieurs maisons seront menacées d’éboulement dans les 20 prochaines années.

6) Mesures proposées :
Mesure de protection : installation d’enrochements ou d’un mur de protection au pied de la falaise pour absorber l’énergie des vagues et ralentir l’érosion. Avantage : protège immédiatement les maisons existantes sans nécessiter leur déplacement. Limite : coûteux, nécessite un entretien régulier, et l’érosion peut reprendre ou se déplacer ; efficacité limitée dans le temps face à une érosion de 1 m/an.
Mesure de prévention : mise en place d’un PPRL classant les zones proches du bord de falaise en zone inconstructible, et organisation de l’évacuation progressive des maisons les plus menacées. Avantage : réduit durablement les enjeux en éloignant les populations de l’aléa ; solution la plus efficace à long terme. Limite : difficile à accepter par les habitants concernés ; ne résout pas immédiatement le problème des maisons déjà construites.

7) La mesure la plus efficace à long terme est la mesure de prévention (PPRL + évacuation préventive). En effet :
• L’aléa (recul de la falaise) ne peut pas être totalement supprimé par des mesures de protection : l’érosion marine est un phénomène naturel qui continuera inévitablement.
• En agissant sur l’enjeu (en déplaçant progressivement les habitations et les habitants hors de la zone à risque), on réduit le risque à sa source : sans enjeu exposé, il n’y a plus de risque, même si l’aléa persiste.
• À l’image de la résidence Le Signal à Soulac-sur-Mer, attendre que l’érosion menace directement les bâtiments avant d’agir est plus coûteux et dangereux que d’anticiper.

Agent Tom
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