Érosion et activité humaine — Seconde

📘 Les activités humaines favorisant l’érosion et le risque géologique

Certaines activités humaines favorisent l’érosion et contribuent au recul du trait de côte des littoraux : le prélèvement de sable dans les cours d’eau et la construction de barrages. Ces phénomènes génèrent un risque géologique pour les populations riveraines.


📐 Les activités humaines qui favorisent l’érosion côtière

Activité humaine Mécanisme d’aggravation de l’érosion Conséquence sur les côtes
Prélèvement de sable dans les cours d’eau Les cours d’eau transportent moins de sable vers la mer → les berges et les deltas sont moins alimentés en sédiments → ils sont plus fortement attaqués par les vagues Recul accéléré du trait de côte, érosion des deltas et des plages
Construction de barrages hydroélectriques Les barrages retiennent les sédiments (sable, graviers, limons) et bloquent leur transport vers l’aval et vers la mer Déficit sédimentaire en aval → accélération de l’érosion des berges et des deltas côtiers
Déforestation des bassins versants La végétation protège les sols de l’érosion ; sans elle, le ruissellement augmente et emporte davantage de particules Augmentation de l’érosion des sols, envasement des cours d’eau
Artificialisation des littoraux Les constructions côtières perturbent la dynamique naturelle des sédiments (courants côtiers) Érosion localisée en aval des ouvrages côtiers
Activités humaines favorisant l'érosion et le recul du trait de côte : prélèvement de sable dans les cours d'eau réduisant l'apport sédimentaire vers la mer, illustrant l'érosion côtière accélérée par l'action humaine
Érosion de la côte par les vagues © Wikipédia
Construction de barrages hydroélectriques bloquant le transport des particules issues de l'altération, contribuant à l'accélération de l'érosion des berges et des deltas en aval
Blocage du transport sédimentaire par les barrages → accélération de l’érosion des berges et deltas

📐 Le risque géologique : définitions

Terme Définition Exemple lié à l’érosion côtière
Aléa Événement d’origine naturelle ou humaine, plus ou moins prévisible Le recul du trait de côte dû à l’érosion marine
Enjeu Les humains, les biens ou les infrastructures susceptibles d’être affectés par un aléa Les habitations, routes et infrastructures proches du littoral
Risque (géologique) Conjonction d’un aléa et d’un enjeu économique ou humain L’érosion côtière menaçant des habitations situées en bord de falaise

📐 Exemple : la résidence Le Signal à Soulac-sur-Mer

La résidence « Le Signal » a été construite à partir de 1967 à Soulac-sur-Mer (Gironde) :
• En 1967 : le bâtiment se trouvait à 150 mètres de l’océan Atlantique.
• En 2014 : il ne se trouvait plus qu’à une dizaine de mètres de l’océan → son évacuation a été décidée.

Cet exemple illustre la rapidité du recul du trait de côte et le risque géologique concret pour les habitants.

Résidence Le Signal à Soulac-sur-Mer : construite à 150 m de l'océan en 1967, évacuée en 2014 car elle ne se trouve plus qu'à une dizaine de mètres de l'océan, illustrant le risque géologique lié au recul du trait de côte
La résidence Le Signal à Soulac-sur-Mer — exemple de risque géologique lié au recul du trait de côte © Flickr

💡 À retenir

Risque géologique = aléa (érosion côtière) + enjeu (populations et biens en danger).
• Deux principales activités humaines aggravent l’érosion côtière : le prélèvement de sable et la construction de barrages.
• Le sable prélevé dans les cours d’eau n’atteint plus la mer → les plages et deltas ne sont plus alimentés → ils reculent.
• Exemple emblématique : résidence Le Signal (Soulac-sur-Mer), passée de 150 m à 10 m de l’océan en moins de 50 ans.

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