Communication intraspécifique et sélection sexuelle — Seconde

✅ Corrigé détaillé — Exercice 2

Partie A

1) La sélection sexuelle est le choix d’un partenaire de reproduction, généralement effectué par les femelles. Elle repose sur la communication intraspécifique : le mâle émet un signal que la femelle évalue avant d’accepter ou de refuser la reproduction.

2) Le dimorphisme sexuel est la présence de deux formes différentes liées au sexe chez une même espèce (mâle et femelle ont des aspects différents). Les mâles ont souvent des caractères plus voyants car ces caractères constituent les signaux envoyés lors de la sélection sexuelle. Les femelles les évaluent et sélectionnent les mâles qui émettent les signaux les plus « impressionnants », signe d’une bonne condition physique et génétique.

3) La sélection sexuelle est un moteur de l’évolution de la biodiversité car elle influence la transmission des gènes : les individus qui émettent les signaux les plus attractifs se reproduisent davantage et transmettent plus fréquemment leurs allèles à la génération suivante. Au fil des générations, les caractères sexuels favorisés par la sélection sexuelle deviennent de plus en plus marqués dans la population, ce qui contribue à l’évolution des espèces.

4) Tableau complété :

Espèce Signal émis par le mâle Voie de communication Réaction de la femelle
Paon Déploiement de la roue (plumage coloré étalé) Visuelle La femelle observe la roue et choisit le mâle au plumage le plus impressionnant
Rossignol Chant complexe et mélodieux Sonore (acoustique) La femelle écoute et s’approche du mâle au chant le plus élaboré
Papillon bombyx Détection des phéromones émises par la femelle (le mâle est récepteur dans ce cas) Chimique (olfactive) Le mâle se dirige vers la femelle émettrice de phéromones

Partie B

5) Les voies de communication utilisées par le cerf lors de la sélection sexuelle sont :
• La voie sonore : le brame (cri puissant) permet aux biches d’évaluer la taille et la vigueur du mâle (un brame plus grave et puissant indique un mâle plus grand et fort).
• La voie visuelle : les andouillers (bois) permettent aux biches d’évaluer visuellement la taille et la force du mâle, et aux mâles de s’affronter physiquement.

6) Oui, le cerf élaphe présente un dimorphisme sexuel marqué. Les mâles (cerfs) possèdent de grands andouillers (bois ramifiés) absents chez les femelles (biches). La taille corporelle est également souvent plus importante chez les mâles. Ce sont les mâles qui bramissent lors du rut ; les biches restent généralement silencieuses.

7) Ce paradoxe s’explique par la sélection sexuelle : même si les grands andouillers rendent le cerf plus vulnérable aux prédateurs (désavantage pour la survie — sélection naturelle), ils lui confèrent un énorme avantage reproductif (sélection sexuelle). Les biches préfèrent les cerfs aux plus grands andouillers, donc ces mâles se reproduisent davantage et transmettent leurs gènes à plus de descendants. L’avantage reproductif l’emporte sur le désavantage de survie : c’est la sélection sexuelle qui l’emporte sur la sélection naturelle dans ce cas.

8) Les biches semblent préférer les cerfs aux plus grands andouillers. Cela représente un avantage pour leurs descendants car les grands andouillers sont le signe d’une bonne santé, d’une bonne condition physique et d’un bon patrimoine génétique. En choisissant un tel mâle, la femelle augmente les chances que ses descendants soient également vigoureux et bien adaptés. C’est une stratégie évolutive qui maximise la qualité génétique de la descendance.

Agent Tom
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