📘 Comportement et stress : vers une vision intégrée de l’organisme
Face à un agent stresseur, l’organisme mobilise deux systèmes de réponse : une réponse nerveuse rapide (adrénaline) et une réponse hormonale lente (cortisol). Le stress chronique peut avoir des conséquences pathologiques.
📐 I. Stress aigu — réponses de l’organisme
Un agent stresseur est toute situation mettant en péril l’organisme (prédateur, danger, choc émotionnel).
Le stress aigu mobilise deux axes de réponse :
1. Réponse rapide — axe sympathique-médullosurrénalien :
Stimulation nerveuse (hypothalamus → système nerveux sympathique → médullosurrénale) → sécrétion d’adrénaline par la médullosurrénale (en quelques secondes).
Effets de l’adrénaline :
• Accélération du rythme cardiaque et respiratoire.
• Vasodilatation des muscles, vasoconstriction du tube digestif.
• Libération de glucose (glycogénolyse hépatique).
• Dilatation des pupilles, arrêt de la digestion.
→ Prépare l’organisme à la fuite ou au combat.
2. Réponse lente — axe hypothalamo-hypophyso-corticosurrénalien :
Hypothalamus → CRH → antéhypophyse → ACTH → cortex surrénalien → sécrétion de cortisol (en quelques minutes à heures).
Effets du cortisol :
• Mobilisation des réserves énergétiques (néoglucogenèse, lipolyse).
• Effets anti-inflammatoires.
• Modulation du système immunitaire.
• Renforcement des effets de l’adrénaline.
Résilience : une fois le danger passé, le cortisol exerce une rétroaction négative sur l’hypothalamus et l’hypophyse → retour à l’homéostasie.
📐 II. Stress chronique et effets
Le stress chronique est une exposition prolongée à des agents stresseurs sans retour à l’état normal.
Conséquences :
• Hypercortisolémie chronique → immunodépression, hypertension, prise de poids, troubles cognitifs (mémoire, concentration), dépression.
• Troubles cardiovasculaires, maladies métaboliques.
• Altération de la plasticité cérébrale (hippocampe).
Moyens de résilience :
• Activité physique régulière (libération d’endorphines, réduction du cortisol).
• Méditation, pleine conscience (réduction de l’activité amygdalienne).
• Soutien social.
• Psychothérapies, traitements médicamenteux (anxiolytiques, antidépresseurs si nécessaire).
💡 À retenir
• Stress aigu : réponse rapide (adrénaline, système sympathique) + lente (cortisol, axe HPA).
• Adrénaline : prépare au combat ou à la fuite.
• Cortisol : mobilise les réserves, anti-inflammatoire.
• Stress chronique → hypercortisolémie → immunodépression + troubles cognitifs.