📘 La domestication de la plante
Depuis 10 000 ans, l’homme sélectionne les plantes pour améliorer leur rendement et leurs caractéristiques. La domestication a profondément modifié la biodiversité végétale et les sociétés humaines.
📐 I. Actions de l’homme sur les plantes
Sélection empirique (depuis −10 000 ans) : les agriculteurs conservent les graines des plants les plus intéressants (rendement, goût, taille, résistance). Sélection inconsciente qui a transformé les plantes sauvages en plantes cultivées très différentes (ex. : maïs issu de la téosinte).
Techniques de sélection artificielle modernes :
- Hybridation programmée : croisements contrôlés entre variétés pour cumuler des caractères avantageux. Produit des hybrides F1 à haute vigueur hybride (hétérosis) mais dont les descendants ne conservent pas les caractères.
- Transgenèse : insertion d’un gène étranger dans le génome d’une plante (OGM). Ex. : maïs Bt portant le gène de la toxine de Bacillus thuringiensis → résistance aux insectes.
- Mutagenèse dirigée (CRISPR-Cas9) : édition précise du génome.
📐 II. Objectifs de la sélection artificielle
- Augmentation du rendement (taille des fruits, des grains).
- Résistance aux pathogènes, aux insectes, à la sécheresse.
- Adaptation aux machines agricoles.
- Qualité nutritive ou technologique.
📐 III. Conséquences de la domestication
Perte de biodiversité : quelques variétés sélectionnées remplacent des milliers de variétés locales → appauvrissement du patrimoine génétique végétal → risque accru face aux épidémies ou aux changements climatiques. Conservation dans des banques de graines (ex. : Svalbard).
Modification des pratiques culturales : monocultures intensives → utilisation massive de pesticides, herbicides, engrais → impacts environnementaux.
Conséquences sur les populations humaines : la disponibilité alimentaire a permis la sédentarisation et l’essor démographique. Certains allèles (ex. : persistance de la lactase) se sont répandus en réponse aux nouvelles pratiques alimentaires.
💡 À retenir
• Domestication : sélection artificielle depuis 10 000 ans.
• Hybrides F1 : haute performance mais non reproductibles à l’identique.
• OGM/transgenèse : insertion d’un gène étranger.
• Domestication → perte de biodiversité → nécessité de banques de graines.