📘 Le chômage : causes et politiques de lutte
Le chômage est une réalité multiforme dont les causes varient selon les théories. Les politiques publiques de l’emploi cherchent à y remédier en agissant sur l’offre et la demande de travail.
📐 I. Mesurer le chômage
Taux de chômage (BIT) : Chômeurs / Population active × 100.
Chômeur au sens du BIT : sans emploi, disponible pour travailler, et activement à la recherche d’un emploi.
Taux d’activité : Population active / Population en âge de travailler × 100.
Taux d’emploi : Population en emploi / Population en âge de travailler × 100.
Halo du chômage : personnes sans emploi mais non comptabilisées comme chômeurs (découragement, formation, maladie). Les indicateurs officiels sous-estiment la réalité du non-emploi.
📐 II. Les formes et causes du chômage
Chômage conjoncturel (ou keynésien) : dû à un manque de demande effective. En période de récession, les entreprises réduisent leur production et licencient. Remède : relance budgétaire ou monétaire.
Chômage structurel : lié aux structures du marché du travail, indépendant des fluctuations économiques.
• Chômage classique : le coût du travail (salaire + cotisations) est trop élevé → les entreprises n’embauchent pas. Remède : réduction du coût du travail.
• Chômage frictionnel : délai entre deux emplois lors d’une reconversion ou d’une mobilité.
• Chômage d’appariement : inadéquation entre offres et demandes d’emploi (géographique, de qualification). Remède : formation, mobilité.
• Chômage institutionnel : lié aux rigidités du marché du travail (SMIC trop élevé selon les libéraux, protection de l’emploi).
📐 III. Politiques de lutte contre le chômage
- Politiques de relance (keynésiennes) : stimuler la demande globale → relance budgétaire (hausse des dépenses publiques, baisse d’impôts) ou monétaire (baisse des taux d’intérêt). Limitées par le déficit public et l’effet d’éviction.
- Réduction du coût du travail : exonérations de cotisations sociales (sur les bas salaires), baisse du SMIC (approche libérale). Effet : favorise les embauches mais peut réduire les revenus.
- Flexibilisation du marché du travail : assouplir les conditions d’embauche et de licenciement, développer le temps partiel, les CDD. Augmente la fluidité mais crée de la précarité.
- Politiques de formation : requalifier les chômeurs pour répondre aux besoins des employeurs, réduire le chômage structurel d’appariement.
💡 À retenir
• Taux de chômage = Chômeurs / Population active × 100.
• Chômage conjoncturel → relance de la demande ; structurel → réformes structurelles.
• Halo du chômage : personnes non comptabilisées mais proches du non-emploi.
• NAIRU : taux de chômage structurel en deçà duquel il y a risque d’inflation.